Pôvre dentistes innocents revendeurs de prothèses

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Turlupin .

Pôvre dentistes innocents revendeurs de prothèses

Messagepar Turlupin . » mer. 6 nov. 2019 04:22

1000 patients par semaine ! Non mais franchement, il y a encore des gens pour croire que les dentistes font du commerce ! :big_boss:

Des chirurgiens-dentistes dénonce également « une pratique commerciale prohibée de l’art dentaire » du cabinet
:blush2:

L’ordre des chirurgiens-dentistes a prononcé des avertissements et des interdictions de délivrer des soins contre six praticiens de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor). Hier, ils ont demandé la levée de ces sanctions devant le Conseil d’État.

Affaire orageuse pour Lionel Le Coq, Florence Lecoq-Jouny, Pierre-Olivier Le Roux, Antoine Godard, Bertrand Kohler et Henri Duret, du cabinet dentaire Saint-Guillaume, à Saint-Brieuc.

Le Conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes leur a infligé à tous un avertissement et des peines d’interdiction du droit de donner des soins aux assurés sociaux pour des durées d’un à quatre mois jusqu’au 31 décembre prochain.

Les six praticiens sont intervenus, hier, devant le Conseil d’État, pour demander la levée de ces sanctions. Ils soutiennent que les décisions sont « irrégulières car elles n’ont pas fait l’objet d’une lecture publique ». Et contestent le rapport dont ils ont fait l’objet en affirmant que les fautes personnelles qui leur sont reprochées ne leur sont pas imputables.

Frédéric Dieu, le rapporteur public en charge du dossier, les a démentis en tous points. Il rappelle que le rapport et la plainte émanent de la Caisse primaire d’assurance maladie des Côtes-d’Armor, relayés par la chambre disciplinaire de l’ordre des chirurgiens-dentistes de Bretagne. Il met en exergue « l’exécution abusive de bilans radiographiques intra-buccaux, la réalisation de clichés radiographiques confiés à des assistants non habilités, le non-respect des critères de qualité des dits-clichés ».

Le rapport précise : « Des clichés de mauvaise qualité exposent le patient à un suivi inadapté et des soins inefficients, même si la qualité des soins fournis n’est pas incriminée. »
« Pratique de la profession comme un commerce »

Le Conseil national de l’ordre dénonce aussi « l’exercice de la profession comme un commerce », c’est-à-dire, « une pratique commerciale prohibée de l’art dentaire ».

En effet, il ressortirait qu’en prenant connaissance des assurances dont bénéficiaient les patients, les praticiens auraient « fixé leurs tarifs, non en fonction de la qualité du patient, mais de sa solvabilité. Les plus fortunés bénéficiant des meilleures couvertures complémentaires payaient ainsi plus cher… ».


Le rapporteur public confirme la faute de « pratique commerciale de l’art dentaire ». Il propose donc le rejet des requêtes des six praticiens et la confirmation de leur condamnation. Les créateurs du cabinet, Lionel Le Coq et son épouse, Florence, sont les plus sévèrement sanctionnés. Tous deux se sont installés en janvier 1990 dans un cabinet d’une superficie de 45 m2. Leur Centre dentaire implantaire emploie aujourd’hui, comme l’annonce leur agence de communication Des ronds dans l’eau, « plus de 40 personnes dont 12 dentistes… dans un espace de 750 m2, spécialisé dans la pose d’implants, avec un laboratoire interne numérique. 50 000 rendez-vous par an, soit près de 1 000 patients par semaine ».

Décision du Conseil d’État dans les prochains jours.


Sujet remonté par Anonymous le mer. 6 nov. 2019 04:22.

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