Qui suis je , que fais je ? Archives !

Pour les prothésistes dentaires ne traitant pas directement avec la clientèle
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BenDenturo
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Qui suis je , que fais je ? Archives !

Messagepar BenDenturo » mar. 4 févr. 2020 09:31

Beaucoup de personnes me demandent qui je suis et ce que je fais exactement !
Rien ne vaut des articles de journaux pour leur faire savoir !
Ceci n'est qu'un début
:hi:

Pourquoi vous payez aussi cher vos prothèses dentaires

Par pauline_grand_d_esnon
Publié le 15 novembre 2016 à 17h41

Des bonbons en forme de dentiers (sophiea/Flickr/CC).
Des bonbons en forme de dentiers (sophiea/Flickr/CC).

Si votre bridge vous a coûté un bras, c’est parce que la pose de prothèse constitue la principale source de revenus de votre dentiste. C’est aussi la prestation dentaire la plus mal remboursée par la Sécurité sociale. Les professionnels se déchirent sur les moyens de réformer ce système, qui dissuade les plus démunis de se faire soigner.

Un patient qui se fait poser une prothèse (bridge, couronne, dentier, appareil dentaire) doit débourser entre 450 et 600 euros, et ce montant peut atteindre les 10 000 euros pour les appareillages les plus complexes. Il ne peut espérer un remboursement substantiel sans mutuelle complémentaire.

Philippe Denoyelle, chirurgien-dentiste à Bergerac, détaille une prestation courante :


« Pour une couronne en céramique sur métal non-précieux, je paye 150 euros à mon prothésiste, et je la facture 475 euros. Ce qui correspond aux tarifs moyens pratiqués en France.

Et sur ce montant, l’Assurance-maladie rembourse 75,25 euros. »
Loi Bachelot : sur le devis, le prix d’achat de la prothèse

La différence de prix peut choquer, et les assureurs comme les associations de consommateurs, se sont indignés. La loi HPST (pour « hôpital, patient, santé et territoire »), dite Bachelot, a ainsi imposé aux dentistes de préciser le prix d’achat de leur prothèse sur le devis adressé au patient.

Mais réduire l’acte de pose de prothèse à une simple vente est trompeur, affirment les dentistes. Le chirurgien-dentiste Denoyelle énumère :
"

« On prépare une dent, on fait une empreinte, on commande la prothèse au prothésiste, on la pose, on assure le suivi. Tout cela coûte du temps et de l’argent. »"
En France, la « méconnaissance de l’art dentaire »

Le projet de loi Fourcade, en ce moment en débat au Parlement, vient amender et compléter cette obligation d’indiquer le prix. Valérie Boyer, rapporteur du projet de loi Fourcade, veut ajouter sur la facture la mention de l’origine et de la traçabilité de la prothèse. Pour elle, faire figurer uniquement le tarif d’achat de la prothèse risque de persuader le patient qu’il a été floué :


« Le véritable problème, c’est la méconnaissance de l’art dentaire en France. Quand vous payez 1 000 euros pour une fausse dent, la prothèse en elle-même ne constitue que 10 à 15% de ce prix. Mais il faut que le public comprenne que le chirurgien engage beaucoup de frais à côté du simple achat.

La meilleure solution serait de détailler la prestation sur la facture, comme pour les prothèses de hanche. »
Les soins courants, deux fois moins coûteux en France

Philippe Denoyelle confirme. Les deux tiers de ses revenus partent dans les frais de personnel, d’entretien du matériel, dans les produits. Le plateau technique, ce fameux siège entouré d’outils barbares, vaut près de 150 000 euros. Et pour équilibrer ses comptes, il affirme être obligé de facturer la prothèse à prix fort.

Car le reste des prestations ne rapporte pratiquement rien aux dentistes. Les soins courants, dits conservatoires (extraction d’une dent, traitement d’une carie...) sont deux fois moins coûteux pour les patients en France que partout ailleurs en Europe. Le chirurgien-dentiste de Begerac ironise :
"

« C’est pas avec les 16 euros d’une extraction que je vais payer mon plateau technique. »"
Supprimer le dentiste entre prothésiste et patient ?

Il y aurait une manière de réduire la facture du patient : autoriser les prothésistes à vendre directement leur produit au patient. En Belgique ou au Canada, des spécialistes de la prothèse, les denturologues rencontrent le patient, prennent les empreintes, et posent eux-mêmes la prothèse. Ils facturent le tout au prix de fabrication.

En France, la pratique de la denturologie est interdite. Le lobby des dentistes a pris le dessus dès le XIXe siècle selon les prothésistes, et cantonné ceux-ci à un rôle d’artisan.

Michel Benhaïm, prothésiste, en est à sa septième condamnation depuis 1984 pour exercice illégal de la profession de dentiste. Il a été formé au Canada comme denturologue, et revendique avec fracas le droit de fournir directement la clientèle :


« Quand un médecin vous fournit un médicament, il ne vous le revend pas dix fois plus cher après s’être mis d’accord avec le pharmacien ! Nous revendiquons le droit d’intervenir à partir du diagnostic du dentiste.

Dans ma ville, quand quelqu’un casse son dentier, il passe chez moi, je lui règle ça dans la journée, il paye 40 euros. »

La revendication n’est pas partagée par l’ensemble des prothésistes. La plupart d’entre eux ne souhaitent pas un bouleversement de leurs compétences ni être habilités à poser des prothèses. Ils revendiquent surtout une revalorisation de leur travail, à l’aune de sa complexité toujours accrue, et de l’augmentation du coût du matériel.

Valérie Boyer balaye la revendication de Michel Benhaïm :
"

« Je ne soutiendrai pas que l’on permette à ces personnes d’opérer. Un chirurgien-dentiste a un bac+8 pour pouvoir opérer en bouche. Le niveau d’exigence est particulièrement élevé en France, en matière dentaire. Le prothésiste est là uniquement pour fournir du matériel. »"

Elle n’exclut cependant pas un bouleversement du système, qui permettrait de répartir différemment les compétences entre les deux professions. Il faudrait alors créer une formation médicale pour les prothésistes, concevoir les cursus, décider du niveau de remboursement par la Sécurité sociale.

Un chantier tellement considérable qu’il prendrait plusieurs années. Et pas sûr que les lobbys très actifs et influents des chirurgiens-dentistes laissent s’opérer un tel bouleversement.

? Corrigé le 26/04/2011 à 16h04. Précision sur la vision de la réforme par les prothésistes.
pauline_grand_d_esnon

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Re: Qui suis je , que fais je ? Archives !

Messagepar BenDenturo » mar. 4 févr. 2020 09:33

Ma foi, Valérie Boyer avait un bon jugement !

La Grosse Bertha .

Re: Qui suis je , que fais je ? Archives !

Messagepar La Grosse Bertha . » mar. 4 févr. 2020 09:57

Ben, celle là aussi : tes doigts d'honneur, j'adore .
:dance2:



JUSTICE / Son procès pour exercice illégal de la profession est renvoyé au 11 décembre prochain

Hautes-Alpes – « Vous l’aurez dans l’os » : Michel Ben Haïm n’a pas fait dans la dentelle en quittant l’audience du tribunal correctionnel de Gap. Ce praticien de 71 ans installé à Chorges était jugé ce jeudi après-midi pour exercice illégal de la profession de chirurgien dentiste en récidive, exercice d’activité professionnelle malgré l’interdiction judiciaire mais aussi abus de confiance. En effet, Michel Ben Haïm avait déjà été condamné en octobre 2011 par la Cour d’Appel de Grenoble pour pratique illégale et pratiques commerciales trompeuses. En l’occurrence, la réalisation d'empreintes dentaires pour fabriquer des prothèses dentaires mobiles, alors que seuls les dentistes sont habilités pour ce genre de soin. Il avait écopé de 6 mois de prison avec sursis.

Il était donc à nouveau convoqué devant la justice ce jeudi après-midi. Mais le prévenu est arrivé sans avocat, en indiquant qu’il n’avait pas eu le temps, en l’espace de trois mois depuis sa convocation, de prendre un avocat. Il a donc demandé un renvoi de l’affaire, afin de préparer sa défense. Ce qui n’a pas manqué de faire gronder de colère les parties civiles, à savoir l’URSSAF des Hautes-Alpes et le Conseil Départemental de l’Ordre des Chirurgiens Dentistes. Leur avocat, Maître Leclerc, rejoint par la substitut du procureur, Sandra Reymond, se sont opposés à ce renvoi, avançant une lettre envoyée en juillet dernier par Michel Ben Haïm au parquet indiquant sa volonté de se défendre seul. Et une publication sur son blog où il écrit que sa défense est tapée.

Finalement, le tribunal a décidé du renvoi, en avançant les droits européens de l’Homme. Un renvoi qui a, semble t-il, satisfait Michel Ben Haïm qui a quitté l’assemblée en faisant deux doigts d’honneur au président du Conseil Départemental de l’Ordre des Chirurgiens Dentistes et de lancer « vous l’aurez dans l’os ».


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