Les dentistes perdent le droit de fabriquer des prothèses .

Pour les prothésistes dentaires ne traitant pas directement avec la clientèle
Invité

Re: Les dentistes perdent le droit de fabriquer des prothèses .

Messagepar Invité » dim. 17 nov. 2019 10:04

Pour mieux comprendre .

CEREC rend la restauration des dents rapide et facile

Auparavant, lorsqu’une personne avait besoin de faire réparer sa dent, il fallait prendre plusieurs rendez-vous chez leur dentiste. Ici, nous parlons de procédures potentiellement compliquées comme les placages de céramique ou les couronnes. Avant CEREC, qui signifie «Reconstruction en Céramique,» il fallait subir un examen, un moule de vos dents et au moins un rendez-vous supplémentaire pour effectuer la réparation. CEREC a changé le processus pour le mieux.
QU’EST-CE QUE CEREC?

CEREC est une technologie 3D qui combine le design digital et une unité de fraisage. Essentiellement, votre dentiste prend une image en trois dimensions de votre dent. Cette photo est ensuite utilisée comme modèle pour la fraiseuse. Dans la même visite, votre dentiste cosmétique peut créer votre restauration. Ce système est appelé CEREC parce qu’il utilise un matériau céramique qui est le plus proche à l’émail naturel de vos dents. Il est durable et peut se dilater et se contracter avec la température, tout comme vos dents naturelles. Cette qualité simple protège effectivement vos dents à long terme.
LES BÉNÉFICES DE CEREC

Les avantages pour vous, le patient, sont simples. Vous n’avez pas à prendre plusieurs jours de congé pour aller chez le dentiste et faire réparer vos dents. C’est également une économie de coûts pour vous. Le temps passé au travail peut être coûteux. Et même si vous utilisez des jours de vacances ou de congés payés, ne préférez-vous pas passer ce temps à faire quelque chose que vous aimez plutôt que de vous asseoir dans la chaise du dentiste? En plus, vous n’avez pas à passer des jours, ou des semaines, parfois, avec une dent cassée. Vos dents sont réparées en une seule visite.

Les restaurations CEREC sont collées sur place et vous permettent de conserver plus de vos dents naturelles. Les pièces de rechange forment une structure continue avec votre dent existante. Cela permet à votre sourire de paraître complètement naturel.

Auparavant, les méthodes de restaurations exigeaient souvent que vous portiez une dent temporaire lorsque que votre nouvelle restauration permanente était en cours de création. Malheureusement, cela peut effectivement affaiblir votre dent et provoquer la rupture, ce qui peut ensuite prolonger le processus de restauration. Il n’y a vraiment aucun inconvénient à l’utilisation de ce (CEREC) système. Une fois que vous trouverez une clinique dentaire qui a cette technologie, vous êtes bon à aller.
À QUOI SERT CEREC ET QUI DOIT L’UTILISER?

CEREC est utilisé pour les procédures générales de dentisterie esthétique. Il s’agit notamment de placages de céramique, couronnes, ou autres. Toute personne qui a besoin de ces procédures, et ne veut pas faire plusieurs voyages chez le dentiste ou passer des heures dans le fauteuil dentaire, est un candidat pour cette technique. Vous pourriez penser que ce type de procédure coûte plus cher. Pourtant, avec les économies de plusieurs voyages chez le dentiste, pas de frais de laboratoire dentaire, et pas besoin d’une dent temporaire, elle ne coûte généralement pas beaucoup plus qu’une procédure traditionnelle.

Si vous avez besoin d’une procédure dentaire, cherchez un dentiste qui offre CEREC. Vous gagnerez du temps, de l’argent et, en fin de compte, vous aurez un meilleur sourire. Ce système a changé la façon dont les gens pensent de la dentisterie esthétique.


Invité

Re: Les dentistes perdent le droit de fabriquer des prothèses .

Messagepar Invité » mer. 20 nov. 2019 09:11

Trouvé sur la page facebok : La CFAO, c'est grave Docteur , à visiter sans fautes . :crazy_pilot:

Jacques Raynal Cette loi européenne s’adresse, entre autres profession s du médical, à l’ensemble dentiste - prothésiste et donc pas seulement aux dentistes CEREC ou Planmill ou Lyra.
Elle impacte tout autant les labo non industriels que les dentistes encore libéraux .

Elle est connue depuis 2017...
Ce n’est donc
qu’un aspect de la transformation des soins dentaires qui incluent techniquement la prothèse.

Il faut bien lire ce texte très contraignant qui ouvre tout de même certaines zones d’actions parfois inattendues

Dans tous les cas de figures c’est à prendre très au sérieux... il y aura malheureusement de nombreuses conséquences à gérer

Invité

Re: Les dentistes perdent le droit de fabriquer des prothèses .

Messagepar Invité » mer. 20 nov. 2019 18:58

Invité a écrit :
A l'intention de ceux qui doutent de la mise en œuvre en France de la directive CE 2017/745 qui modifie la 93/42 .


Le monde des dispositifs médicaux au sein de l’Union Européenne traverse une période importante de son histoire. En effet, la Directive Européenne va laisser place d’ici 2020 au Règlement (UE) 2017/745 commun pour l’ensemble des états membres.

I. Les raisons d'un changement :
La Directive Européenne 93/42/CEE est un texte réglementaire rédigé par l’Union Européenne, appliqué depuis 1993, donnant des indications communes concernant la mise sur le marché des dispositifs médicaux. Cette directive, applicable à l’ensemble des états membres de l’Union Européenne, a été enrichie par d’autres directives depuis près de 25 ans.

Chacune de ces directives ont été transposées sur la législation de chaque membre de l'Union Européenne. Cela laisse ainsi libre cours à l’interprétation de chaque état membre, concernant les obligations de mise sur le marché des dispositifs médicaux.

De plus, depuis de nombreuses années, le secteur des dispositifs médicaux était agité par des scandales massivement médiatisés tels que l'affaire des prothèses mammaires Poly Implant Prothèse (PIP) ou encore les prothèses de hanche à couple de frottement métal - métal. La capacité de la directive à assurer la sécurité des patients a ainsi été remise en cause.

Pour remédier à ces dissimilitudes, et aux différents scandales du monde du dispositif médical, le parlement Européen a voté en Avril 2017 la mise en place d’un nouveau texte visant à unifier l’ensemble des acteurs du dispositif médical sous un seul et même règlement, plus complet suivant le contexte technologique actuel. Ce nouveau règlement a pour but d’améliorer la traçabilité et la transparence au niveau Européen, mais aussi de pouvoir surveiller de façon plus accrue les organismes notifiés.
Le règlement sur les dispositifs médicaux est entré en vigueur le 26 mai 2017, et sera appliqué à compter du 26 mai 2020. Cette transition doit être appliquée par les entreprises mais aussi par les organismes notifiés.


II. période de transition et d'interrogation pour les acteurs du Dispositif Médical :

Le passage de la directive appliquée depuis près de 25 ans à un nouveau règlement en 2020 n’est pas simple. Cette période de transition nécessite la rigueur et l’anticipation de tous les protagonistes du secteur. Les Organismes Notifiés (O.N) passeront en audit dès Juin 2018 pour une certification à l’horizon Juillet 2019 (d’après le NBOG BPG 2017-1 rev. 1). Les fabricants pourront commencer à être notifié via le règlement à partir d’Août 2019 si le planning établi par le Notified Body Operations Group (NBOG) est respecté.

Plusieurs cas de figures sont à prendre en compte :


• Si le dispositif médical est modifié :

Les dispositifs médicaux marqués CE et actuellement commercialisés qui présenteront des modifications substantielles (change control, changement de fournisseur, etc.) entre Juin 2020 et Juin 2024 nécessitant une réévaluation par les O.N. devront procéder à la modification du dossier de marquage CE selon le nouveau règlement.

• Si le dispositif médical change de classe selon le nouveau règlement :

Les dispositifs de classe I actuellement commercialisés et subissant un changement de classe selon le nouveau règlement doivent absolument être conformes à ce dernier à partir de 2020.
Les dispositifs des autres classes restent valides jusqu’à la fin de leur période de validité.

• Pour tout nouveau dispositif médical commercialisé :

Dès lors que les O.N seront certifiés, les fabriquant pourront être notifiés via le règlement. Les dispositifs médicaux pourront être certifiés sous la directive 93/42 jusqu’en Mai 2020 théoriquement. À partir du 26 Mai 2020, seul le nouveau règlement sera appliqué.


En 2024, les dispositifs médicaux ayant un marquage CE selon la directive 93/42/CEE ne pourront plus être commercialisés.

Dans le cadre de ses prestations, l’équipe de NEOMED Services a récolté de nombreuses informations concernant une submersion grandissante des ON ce qui a un impact sur les délais de réponses.

Chaque fabricant ayant un nouveau produit et devant changer d’ON, doit anticiper un maximum.

Reste un doute concernant certains O.N. dont on ne connait pas leur capacité à être certifié sur le règlement. Il existe également une inconnue sur le type de produit sur lesquels ils seront certifiés.

La Team-NB (l’association Européenne des O.N. aux dispositifs médicaux) a indiqué le 12 Février 2018 par communiqué de presse que 20 de ses 24 membres avaient pour le moment déposé leur demande de notification pour le règlement 2017/745 des dispositifs médicaux. Deux organismes turcs n’avaient pas encore eu la possibilité de postuler puisque les règles à appliquer ne sont pas encore transposées dans leur législation nationale. Concernant les deux restants, ils ont indiqué ne pas souhaiter obtenir la notification.
Le 16 octobre 2018, la Commission avait reçu 26 demandes pour le règlement 2017/745 des dispositifs médicaux. Parmi eux, 20 rapports préliminaires ont été envoyés à la Commission. Aux dernières nouvelles, 10 évaluations conjointes ont été réalisées pour le règlement 2017/745 des dispositifs médicaux et les 10 autres sont prévues.



III.En réalité, quels changements pour le monde du Dispositif Médical ?

Le règlement modifie le champ des dispositifs médicaux, renforce considérablement leurs critères et procédures d’évaluation, ainsi que les responsabilités des différents acteurs. La Commission Européenne, en collaboration avec les autorités de tutelle, va accentuer la surveillance des O.N afin d’améliorer leurs compétences.

Vous trouverez ci-dessous quelques-uns des majeurs changements :


a. Des démarches renforcées

En effet, le règlement ne sera plus transposé dans le code de santé de chaque pays de l'Union Européenne mais devra être appliqué en l'état. Cela permettra d’éviter les disparités entre les différents organismes notifiés et états membres au niveau des exigences à respecter. Toujours dans un souci de rigueur uniformisée, le règlement introduit également des normes plus strictes pour les organismes notificateurs, notamment pour les dispositifs à haut risque à l'image des implants, des remplacements articulaires ou encore des pompes à insuline qui subiront une expertise complémentaire.

b. Amélioration du suivi - EUDAMED

Parmi les changements notables, un nouveau système de surveillance post-certification sera mis en application dès le 26 Mai 2020 afin d'identifier chaque dispositif médical suivant son propre code appelé "UDI" (Unique Device Identification). L'ensemble de ces données sera répertorié au sein de la nouvelle base de données européenne appelée EUDAMED. Ce "numéro de série" propre à chaque dispositif médical permettra une traçabilité très précise.
Cette nouveauté sera très utile lors des rappels de certains dispositifs et notamment dans le but d'évaluer le plus rapidement possible le nombre de personnes concernées par l’incident. Enfin, les patients ayant reçu un implant obtiendront une "carte d'implant" afin qu'ils puissent obtenir l'ensemble des données essentielles présentes sur une base de données en accès public.

Pour en savoir plus, cliquez ici.

c. Les données cliniques

Le nouveau règlement s’est inspiré du guide MEDDEV 2.7/1 sur l'évaluation clinique des dispositifs médicaux.
Cependant, quelques modifications sont à noter :

• Etablir un SCAC (Surveillance Clinique Après Commercialisation) : Plan de surveillance accompagné d’un rapport (avec MaJ annuelle) pour les dispositifs médicaux implantables et dispositifs médicaux de classe III.

• Constituer un RCSPC (Résumé des Caractéristiques de Sécurité et de Performances Cliniques) pour les dispositifs médicaux implantables et de classe III.

• Rédiger le PSUR (Rapport périodique d’activité de sécurité) :
o Pour les dispositifs médicaux de classe IIa, IIb et III.
o Synthèse des résultats et des conclusions de l’analyse des données de surveillance
o Mise à jour :
- IIa : selon les besoins, au moins tous les 2 ans
- IIb : au moins une fois par an
- III : au moins une fois par an.

Ces nombreux changements ont un effet sur la collecte des données cliniques de vos dispositifs médicaux. C'est pourquoi en partenariat avec Soladis Group, NEOMED Services vous propose une formation afin de sensibiliser les équipes en charge d’activités impliquant l’évaluation clinique et les études cliniques (marquage CE,PMCF,..) de dispositifs médicaux à l’impact des nouvelles réglementations (MDR 2017/745, ISO 14155, MEDDEV 2.7/1 rev4).


Concernant les règles de classification, certains dispositifs médicaux vont être surclassés. D’autres part, de nombreuses règles ont été précisées.

(D’après le règlement (UE) 2017/745 du parlement européen et du conseil du 5 avril 2017 relatif aux dispositifs médicaux)

Un changement important a été mis en place concernant l’équivalence avec un produit concurrent. Principalement pour les dispositifs médicaux implantables ou de classe III, les investigations cliniques seront effectuées sauf si le dispositif étudié justifie une équivalence avec un produit concurrent commercialisé. Pour cela, les deux fabricants devront conclure un accord pour expliciter l’accès total et permanent aux documents techniques nécessaires à la réalisation de l’équivalence.

Ces modifications sont complexes.

C’est pourquoi, NEOMED Services vous accompagne dans cette transition nécessaire en se tenant au plus près des dernières informations qui vous concernent. N’hésitez pas à contacter NEOMED Services si vous désirez plus de précisions sur les impacts de cette nouvelle réglementation sur vos dispositifs médicaux.





NEOMED Services
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Tel : +33 3 27 94 41 13
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Marcel .

Re: Les dentistes perdent le droit de fabriquer des prothèses .

Messagepar Marcel . » dim. 24 nov. 2019 09:53

Vous nous annoncez la mort du DENTISTE FABRICANT si j'ai bien compris ? :big_boss:

Ami .

Re: Les dentistes perdent le droit de fabriquer des prothèses .

Messagepar Ami . » dim. 24 nov. 2019 17:08

Marcel . a écrit :Vous nous annoncez la mort du DENTISTE FABRICANT si j'ai bien compris ? :big_boss:


OUI , ce n'est pas une invention des denturos !

Vers la fin de la CFAO au cabinet dentaire?

nouvelle réglementation européenne sur les dispositifs médicaux
June 9, 2017

Le nouveau règlement européen sur les dispositifs médicaux (Règlement EU 2017/745) est paru au journal officiel de l’Union le 5 avril dernier, son entrée en vigueur a été fixée au 26 mai 2017 et la mise en application (obligatoire) trois ans plus tard, soit en mai 2020. Pour rappel, contrairement à une directive comme la 93/42 qui doit être déclinée dans les différents droits nationaux, un règlement s’applique immédiatement dans le droit des 28 états membres. Il est d’ailleurs rédigé dans toutes les langues de l'Union ; on peut le trouver facilement sur le site du J.O.U.E.

L’industrie dentaire est particulièrement impactée par ce nouveau règlement. Historiquement, le dentaire a toujours été traité avec moins d'exigence que les autres Dispositifs Médicaux. Cela reste vrai. Ainsi, la règle 5 (chapitre III de l’annexe VIII) confirme les dispositions particulières de classe des dispositifs invasifs utilisés en bouche. En voici le texte :

« Tous les dispositifs invasifs en rapport avec les orifices du corps, autres que les dispositifs invasifs de type chirurgical, qui ne sont pas destinés à être raccordés à un dispositif actif ou qui sont destinés à être raccordés à un dispositif actif de classe I :

relèvent de la classe I s'ils sont destinés à un usage temporaire,
relèvent de la classe IIa s'ils sont destinés à un usage à court terme, sauf s'ils sont utilisés dans la cavité buccale jusqu'au pharynx, dans le conduit auditif externe jusqu'au tympan ou dans la cavité nasale, auxquels cas ils relèvent de la classe I, et
relèvent de la classe IIb s'ils sont destinés à un usage à long terme, sauf s'ils sont utilisés dans la cavité buccale jusqu'au pharynx, dans le conduit auditif externe jusqu'au tympan ou dans la cavité nasale et ne sont pas susceptibles d'être absorbés par la muqueuse, auxquels cas ils relèvent de la classe IIa.

Les dispositifs dentaires pour l’obturation d’une dent sont donc généralement de la classe IIa, les implants dentaires sont de classe IIb.

Quand apparaît une idée nouvelle, les Américains la transforment en business, les Chinois la copient et les Européens la réglementent.

Emma Marcegaglia, l'ancienne patronne des patrons italiens

Cependant, un certain nombre de dispositions du règlement vont impacter l’industrie dentaire; il s’agit de celles sur les dispositifs médicaux sur mesure.

L’article 2 du chapitre I établit les différentes définitions du règlement. Dans son alinéa 3, on trouve la nouvelle définition du dispositif sur mesure :

«dispositif sur mesure», tout dispositif fabriqué expressément suivant la prescription écrite de toute personne habilitée par la législation nationale en vertu de ses qualifications professionnelles, indiquant, sous sa responsabilité, les caractéristiques de conception spécifiques, et destiné à n'être utilisé que pour un patient déterminé et exclusivement en réponse aux besoins et à l'état de santé de ce patient.
En revanche, ne sont pas considérés comme des dispositifs sur mesure les dispositifs fabriqués en série qui nécessitent une adaptation pour répondre aux exigences particulières de tout utilisateur professionnel, ni les dispositifs qui sont produits en série par des procédés de fabrication industriels suivant les prescriptions écrites de toute personne habilité.

Ce second paragraphe manque cruellement de précision et créé une situation délétère pour la profession. En effet, il n’y a pas de définition de ce qu’est une série ou de ce qu’est un procédé industriel. Pour certains spécialistes de la réglementation, l’utilisation d’un procédé de fabrication par FAO additive ou soustractive entre dans le champ de cette définition. Ainsi, selon ces personnes, les solutions de type Cerec© ou imprimante 3D feraient des prothèses produites par ces appareils des Dispositifs Médicaux avec toutes les exigences afférentes. Ceci impacte les praticiens et, plus encore, les laboratoires de prothèse. En effet, la montagne d'obligations liée au marquage CE médical des produits de santé est infranchissable par l'écrasante majorité des laboratoires de prothèse européens

Une disposition du texte qui renforce encore davantage le sentiment que la CFAO au cabinet est menacée : l’article 5.5 du chapitre II. Cet alinéa établit les règles pour la fabrication de Dispositifs Médicaux par les établissements de santé (les cabinets dentaires y compris). Si, le texte prévoit que des dispositifs sur mesure puissent être fabriqués par les établissements de santé, il y adjoint cependant des restrictions et de nouvelles obligations. Les obligations des cabinets qui fabriquent leurs prothèses au cabinet seront donc désormais les suivantes :

L'établissement de santé fournit, sur demande, à son autorité compétente des informations concernant l'utilisation de ces dispositifs, qui comportent une justification de leur fabrication, de leur modification et de leur utilisation.
L'établissement de santé établit une déclaration, qu'il rend publique, comprenant :

Le nom et l'adresse de l'établissement de santé de fabrication
Les détails nécessaires pour identifier les dispositifs
Une déclaration indiquant que les dispositifs satisfont aux exigences générales en matière de sécurité et de performances énoncées à l'annexe I et, le cas échéant, des informations sur celles auxquelles il n'est pas entièrement satisfait, accompagnées d'une justification motivée

L'établissement de santé établit une documentation permettant de comprendre les installations de fabrication, le procédé de fabrication, la conception et les données sur les performances des dispositifs, y compris leur destination, et de manière suffisamment détaillée pour que l'autorité compétente puisse s'assurer que les exigences générales en matière de sécurité et de performances énoncées à l'annexe I sont remplies.
L'établissement de santé prend toutes les mesures nécessaires pour garantir que l'ensemble des dispositifs sont fabriqués conformément à la documentation visée au point précédent.
L'établissement de santé examine l'expérience issue de l'utilisation clinique des dispositifs et prend toutes les mesures correctives nécessaires.

Exemple de CFAO au cabinet de Montréal

En fournissant les documents demandés, les fabricants de solutions CFAO faciliteront le quotidien des praticiens; il n’en demeure pas moins qu’il s’agira d’une nouvelle charge administrative particulièrement lourde et engageante.

C’est dans l’alinéa c de cet article 5.5 que réside une interrogation pour les praticiens : Il est ainsi indiqué « l'établissement de santé justifie dans sa documentation que les besoins spécifiques du groupe cible de patients ne peuvent pas être satisfaits ou ne peuvent pas être satisfaits au niveau de performances appropriées par un dispositif équivalent disponible sur le marché ». On peut comprendre qu'un chirurgien orthopédique ne trouve pas de prothèse adaptée pour un patient particulier victime d'un traumatisme grave ou des conséquences d’un cancer. Mais pour les chirurgiens-dentistes, une telle affirmation est inexacte. En effet, les laboratoires de prothèses peuvent arguer du fait qu’ils sont davantage à même de répondre aux exigences du règlement que les praticiens, surtout si certains d'entre eux se déclarent fabricants de Dispositifs Médicaux. Ainsi, il sera impossible aux praticiens de prétendre qu’il n’existe pas de Dispositifs Médicaux CE médical satisfaisants sur le marché sauf à prouver que la réalisation dans l'heure de la prothèse est une absolue nécessité.

Une dernière disposition du règlement fragilise les arguments pour la fabrication de la prothèse au cabinet. Le règlement exige que soit désigné chez les fabricants de Dispositifs Médicaux une personne chargée de veiller au respect de la réglementation (Article 15). Ceci ne concerne pas les dispositifs sur mesure. Pourtant, l’alinéa 1.b précise : « Sans préjudice des dispositions nationales relatives aux qualifications professionnelles, les fabricants de dispositifs sur mesure peuvent attester qu'ils possèdent l'expertise requise visée au premier alinéa en apportant la preuve d'une expérience professionnelle d'au moins deux ans dans un domaine de fabrication pertinent ». J’anticipe l’argument des praticiens qui vont rappeler qu’en France, ils sont responsables de la conception de la prothèse. Cependant, je crains qu’un tribunal remette en cause leur expérience dans la fabrication des prothèses.

La tentation est de se dire que, compte tenu de la faible dangerosité des produits concernés, les autorités (ANSM, Ministère de la santé) ne vont pas se focaliser sur les prothèses dentaires. Par ailleurs, que la réglementation n’entrera en vigueur qu’en mai 2020. Enfin, que la rédaction est trop floue pour pouvoir affirmer, sans doute aucun, que la CFAO au cabinet a été condamnée par la réglementation européen 2017/745.

Pourtant, il serait irresponsable de faire l’autruche et de se mettre la tête dans le sable ; car il existe de réels doutes qu’il conviendra de lever rapidement : non seulement 2020 c’est demain (sans compter que cela peut freiner dès aujourd'hui les investissements des praticiens) mais, surtout si le sujet est soulevé par les syndicats de prothésistes avant que les dentistes et industriels ne s'en chargent, il y a fort à parier que les politiques, mais plus encore les juges, adoptent une lecture stricte de la réglementation ce qui serait certainement fatal à la CFAO chair-side.

Thierry Cauche

Prothocolère

Re: Les dentistes perdent le droit de fabriquer des prothèses .

Messagepar Prothocolère » dim. 24 nov. 2019 17:51

Voici ce qu'a dit l'UNPPD sur cette révolution , c'est à pleurer, on est bien informer .
C'est du Munérot tout pur
: :diablo:

Beaucoup de propositions commerciales fleurissent à grand renfort de rumeurs et fausses informations… Nous en avons déjà parlé précédemment, à partir de mai 2020, le Règlement Européen 2017/745 remplaçant la directive 93/42 CEE, sera effectif.

Comme c’était le cas pour la Directive, ce règlement consacre une annexe sur les dispositifs médicaux sur mesure afin d’alléger les contraintes réglementaires qui incombent à ces fabricants.

Ce nouveau règlement n’impose absolument pas que les fabricants de DMSM doivent certifier leurs entreprises ISO 13485.

Même si ce type de certification a l’avantage d’assurer aux fabricants leur conformité aux exigences réglementaires, il n’en reste pas moins que ceci est une démarche lourde et excessivement chère pour des TPE.



L’UNPPD et la FEPPD au niveau européen, militent très fortement pour ne pas alourdir les obligations réglementaires des laboratoires.

Invité

Re: Les dentistes perdent le droit de fabriquer des prothèses .

Messagepar Invité » lun. 25 nov. 2019 10:50

Voir la suite sur l'onglet : La mort du dentiste fabricant et plus encore . :dance2:

ben ben

Re: Les dentistes perdent le droit de fabriquer des prothèses .

Messagepar ben ben » jeu. 5 déc. 2019 15:05

Voici le dernier édito de l'unp pd qui envoyé ses adhérents faire le trottoir pour les dentistes, dentistes qui ont vu leur bénéfice à augmenté de 8 % cette année , de fait l'unp pd borde les dentistes leur chante un comptine leur fait une bise sur front pour ensuite allez veiller à ce que les prothésistes restent bien sagement dans leur cave, avec des tarifs de misère !

Par contre pas un mot de ce syndicat sur le règlement UE 2017/45 * qui est une fenêtre de tir sur le commerce illégal des arracheurs de dents revendeurs de prothèses .


Ce règlement a était appliquée en Suède ce qui a eut pour effet l'interdiction au dentistes de fabriquer des prothèses . Ce sujet sera repris par le Comident lors du prochain Dental Forum .
Etant censuré sur la page La CFAO, c'est grave docteur, je n'ai pas d'infos sur ce sujet !


.....................................................................................................................................

L'édito de pépé Mumunérot :

Le 100 % santé promettant des prothèses dentaires “gratuites“ au 1er janvier 2020 n’a pas eu l’effet “trou d’air“ redouté dans les dernières semaines de cette année.
Les cabinets dentaires comme les distributeurs et fournisseurs n’ont pas vu de diminution de leur chiffre d’affaires.

Le constat est cependant plus mitigé pour les laboratoire de prothèses dentaires.
Certains souffrent de baisse importante de chiffre d’affaires ces derniers mois quand d’autres maintiennent l’activité à un niveau équivalent.
Les types de prothèse mis en avant par la CCAM y sont certainement pour quelque chose.
D’après les syndicats dentaires, on voit déjà un mouvement dans lequel les inlays-onlays viendraient remplacer les inlays core.
Preuve encore s’il le fallait, qu’en France et en dentisterie surtout, la thérapeutique est menée par l’aspect financier et lucratif.
Informer le patient des véritables choix thérapeutiques et techniques en matière de prothèses dentaires qui s’offrent à lui devient un des rôles des prothésistes dentaires et de leurs représentants

Comme pour d’autres professions, avec l’aide des emblématiques Meilleurs Ouvriers de France, nous devrons nous employer à faire reconnaître le savoir-faire et la qualité des fabrications des laboratoires de proximité au service des patients.


Laurent Munerot
Président de l’UNPPD

Invité

Re: Les dentistes perdent le droit de fabriquer des prothèses .

Messagepar Invité » jeu. 5 déc. 2019 15:18

L'unppd nLe Congrès de l’ADF ouvrira ses portes dans un mois.
L’UNPPD sera présente pour promouvoir la Coopération entre le Chirurgien-dentiste et le Prothésiste Dentaire.

La Nouvelle Convention Dentaire, le développement des caméras et outils numériques, le RGPD et la Réglementation européenne rendent plus que jamais indispensable le travail d’équipe pour la conception et la réalisation des prothèses dentaires.
Cette Coopération sera l’élément de différenciation qui permettra de lutter contre la concurrence qui touche nos laboratoires actuellement.
Mais c’est aussi au patient à qui nous devrons faire comprendre que cette Coopération entre le cabinet et le laboratoire est un gage de santé et de sécurité pour des prothèses dentaires parfaitement réalisées. Unissons toutes les forces de notre profession pour informer et sensibiliser le grand public afin qu’il sache reconnaitre la qualité des prothèses dentaires fabriquées en France.

Laurent Munerot


Le Président de UNPPD ne fera rien pour qu'enfin les dentistes perdent le nom de fabricant, ce qui est une usurpation de titre plus une concurrence déloyale envers les prothésistes .

Vous en avez la preuve par cet écrit du Président de l'UNPPD que vous venez de lire .


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