CONCEPTYS (re)ADAPTE les prothèses en EHPAD !

Pour parler de tout ce que vous voulez
La grosse Bertha .

Re: CONCEPTYS (re)ADAPTE les prothèses en EHPAD !

Messagepar La grosse Bertha . » mar. 15 sept. 2020 14:42

Mon ben, pourquoi tu remets ça sur le plateau ? C'est vieux, y a rien à enlever ni à rajouter, sauf peut être ct article :

Une puce dans les dents
Ajouter l'article à vos favoris Retirer l'article de vos favoris

Un Vaudois a développé un système qui permet de retrouver les propriétaires des dentiers perdus. Son invention trouve aussi des débouchés chez les marchands d'art, les loueurs de skis et les gendarmes, sans empiéter sur la sphère privée
Auteur externe Xavier de Stoppani
Publié mercredi 3 novembre 1999 .

On imagine mal les péripéties par lesquelles passe un dentier dans une maison de retraite. L'objet, indésirable, tabou, parfois repoussant, est souvent ôté à l'abri des regards, dissimulé, puis perdu. La nuit, il arrive que son propriétaire se lève, s'en débarrasse et l'oublie à jamais sur une tablette. Ou qu'il s'en défasse dans son sommeil. Au matin, la prothèse suivra alors les draps à la buanderie. Ou finira, parfois, dans un incinérateur. D'autre fois, une aide-soignante soucieuse de l'hygiène rassemblera tous les appareils en vue d'un grand nettoyage. La pauvre se retrouvera fort dépourvue quand il lui faudra redistribuer les dentiers à leurs propriétaires. «Nombre de ces établissements ont un tiroir rempli de prothèses dont personne ne sait que faire», confie François Clerc, qui jure avoir conçu la parade: une puce, petite et géniale.

Patron d'un laboratoire dentaire de La Tour-de-Peilz, ce dentiste de 51 ans n'a jamais pu se contenter de façonner des dents. Déjà inventeur d'un clip pour prothèse et d'une «spatule pour vider les pochettes de savon liquide», cela fait cinq ans qu'il se penche sur le quotidien des dentiers. Question de bon sens: «Les résidants d'EMS portent en moyenne 1,46 prothèse. Un tel appareil coûte en moyenne 1600 francs.» La parade habituelle, qui consiste à tatouer le dentier, ne satisfait pas François Clerc. Le travail est délicat et ne permet d'inscrire qu'un nom ou une référence. Le dentiste voudrait enregistrer non seulement l'identité du propriétaire du dentier, mais aussi les détails: nom du fabricant, matériaux, type de fixation, etc. Et, comme toute mâchoire vieillit, François Clerc rêve que ces renseignements puissent être complétés au gré des interventions.

Le chercheur parcourt alors en vain la planète: les puces miniatures font florès, mais se limitent à des sésames permettant d'ouvrir une automobile ou de passer un guichet. C'est finalement des Suisses qui répondront à ses demandes. Sokymat, leader mondial des antidémarrages pour véhicules à Granges (Veveyse), Vaud, conçoit une puce de taille infime, capable de contenir 2 Kbits de mémoire. L'école d'ingénieurs d'Yverdon et son poulain Microcid SA développent les antennes qui donneront la parole à cette mémoire. Axiome Alpha, à Corcelles, Neuchâtel, fournit l'appareil portable qui lira les informations compilées dans le silicium. Le petit engin, 5 mm de diamètre, se casera facilement dans une prothèse. Stimulé par les ondes radio du lecteur, il communiquera ses renseignements sans avoir recours à une batterie. Au bureau, une autre antenne, dissimulée dans un tapis de souris, permet de lire, modifier ou crypter les informations à l'aide d'un banal PC. Enfin, des capteurs pourront être posés sur les poubelles afin d'éviter que des appareils passent involontairement à la casse.

Des EMS ont déjà montré leur intérêt pour la trouvaille de l'inventeur autodidacte, mais aussi des loueurs de matériel de sport et de grandes administrations. Comme le gouvernement belge, qui envisage d'utiliser ce dispositif pour cesser de rembourser à ses concitoyens des prothèses jamais réalisées. Ou les gendarmes français, dont les caves regorgent d'œuvres d'art sans origine connue, qui espèrent convaincre les propriétaires d'estampiller ainsi leurs tableaux et bijoux de famille. Le dentiste sélectionne déjà ses futurs distributeurs en Suisse romande, à Paris et à Berlin. Il souhaite produire 100 000 puces en l'an 2000.

Faut-il craindre l'indiscrétion du système, redouter que, comme dans le cas des téléphones mobiles ou des cartes bancaires, les puces dentaires révèlent des informations privées? François Clerc répond que non. C'est même là l'enjeu principal de sa mise au point: «La gendarmerie française m'a même dit: vous nous intéressez car vous êtes le seul à nous proposer une solution qui respecte les directives sur l'informatique et la liberté.» Tout cela parce que la puce ne dépend d'aucune base de données. Elle seule contient des informations sur son propriétaire. Aucun tiers ne pourra donc consulter sur un ordinateur central le dossier du porteur de la prothèse. Pour lire ce texte ou le modifier, il faudra déceler la puce puis en approcher le lecteur portable. «L'antenne a une portée volontairement limitée à 15 millimètres», précise François Clerc. Impossible donc de détecter le porteur d'une telle puce, de suivre ses déplacements et de les enregistrer, comme le permettent les téléphones mobiles, les télépéages d'autoroutes françaises ou les guichets de certaines stations de ski. Impossible également de croiser ces informations avec d'autres, issues de fichiers du commerce ou de l'administration. Le plombage futuriste devrait savoir rester muet.
Publicité


Sujet remonté par Anonymous le mar. 15 sept. 2020 14:42.


Retourner vers « Discussions générales »

Qui est en ligne

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur enregistré et 1 invité