Page 1 sur 1

Coup de poignard dans le dos des kinésithérapeutes

Posté : mar. 22 mai 2018 05:59
par Invité
À quand le même arrêté pour les denturologues ? :biggrin:


Un arrêté ministériel permet aux chiropracteurs de réaliser la quasi-totalité des actes de kinésithérapie. Une situation que dénonce le kiné du « Point ».
Par Stéphane Demorand
Publié le 21/05/2018 à 09:08 | Le Point.fr


La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre : par un arrêté encadrant la formation et la pratique des chiropracteurs (Bulletin officiel n° 2018/2 du 15 mars 2018), l'État offre aux chiropracteurs la possibilité de réaliser la quasi-totalité des actes de kinésithérapie. Force est de constater que le ministère de la Santé ne sait pas dans quelle direction aller… Ou alors se niche, derrière ce texte, un futur déremboursement des soins de kinésithérapie.

Cette nouvelle est loin d'être anodine, et d'abord pour les patients. Les kinésithérapeutes sont des professionnels de santé dont la pratique, régie par le Code de la santé publique, est encadrée par un code de déontologie (sous la tutelle de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes). Ce code de déontologie a pour vocation de protéger les patients de dérives et de pratiques potentiellement dangereuses ou inappropriées. Les chiropracteurs, comme les ostéopathes, n'étant pas des professionnels de santé et n'ayant pas d'ordre professionnel, ne sont pas soumis aux mêmes règles que les praticiens de santé que sont les kinésithérapeutes et les médecins. Se pose alors la question de la sécurité des patients pris en charge par des praticiens non professionnels de santé.

« Fake médecines »

Cette publication est le résultat d'un lobbying efficace de la part d'une profession en manque de cadre juridique. Comment cependant comprendre un tel arrêté à l'heure où l'on dénonce les dérives des « fake médecines » ? Deux hypothèses peuvent être avancées. La première pourrait prendre la forme d'une splendide boulette de la part du ministère de la Santé. Les cabinets ministériels étant restreints, les collaborateurs d'Agnès Buzyn sont en surrégime permanent. Dans ce contexte, les services administratifs, possiblement influencés par des lobbyistes chevronnés, peuvent avoir pondu un texte qui serait passé entre les mailles du filet et sous les radars du cabinet de la ministre. La seconde hypothèse, économique cette fois, serait de voir peu à peu la mariée se faire déshabiller au profit de professionnels dont les soins ne sont pas pris en charge par l'Assurance maladie. L'argent toujours et encore.

Devons-nous sacrifier la sécurité des malades pour des raisons purement économiques ? Le conseil national de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a-t-il été consulté avant la rédaction d'un tel texte ? La réponse est non. L'État poursuit sa stratégie de privatisation rampante de la santé sans le dire, en donnant peu à peu le pouvoir aux organismes complémentaires, le tout dans le mépris le plus total de la sécurité des patients. Les kinésithérapeutes ne comptent pas en rester là et ne manqueront pas d'exercer tous les recours qui sont à leur disposition pour faire abroger ce texte.

Stéphane Demorand est masseur-kinésithérapeute, praticien libéral.

http://www.lepoint.fr/sante/kine/demorand-coup-de-poignard-dans-le-dos-des-kinesitherapeutes-21-05-2018-2220022_2467.php

Re: Coup de poignard dans le dos des kinésithérapeutes

Posté : mer. 23 mai 2018 08:13
par DENTURO 2B
Invité a écrit :À quand le même arrêté pour les denturologues ? :biggrin:


Un arrêté ministériel permet aux chiropracteurs de réaliser la quasi-totalité des actes de kinésithérapie. Une situation que dénonce le kiné du « Point ».
Par Stéphane Demorand
Publié le 21/05/2018 à 09:08 | Le Point.fr


La nouvelle est tombée comme un coup de tonnerre : par un arrêté encadrant la formation et la pratique des chiropracteurs (Bulletin officiel n° 2018/2 du 15 mars 2018), l'État offre aux chiropracteurs la possibilité de réaliser la quasi-totalité des actes de kinésithérapie. Force est de constater que le ministère de la Santé ne sait pas dans quelle direction aller… Ou alors se niche, derrière ce texte, un futur déremboursement des soins de kinésithérapie.

Cette nouvelle est loin d'être anodine, et d'abord pour les patients. Les kinésithérapeutes sont des professionnels de santé dont la pratique, régie par le Code de la santé publique, est encadrée par un code de déontologie (sous la tutelle de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes). Ce code de déontologie a pour vocation de protéger les patients de dérives et de pratiques potentiellement dangereuses ou inappropriées. Les chiropracteurs, comme les ostéopathes, n'étant pas des professionnels de santé et n'ayant pas d'ordre professionnel, ne sont pas soumis aux mêmes règles que les praticiens de santé que sont les kinésithérapeutes et les médecins. Se pose alors la question de la sécurité des patients pris en charge par des praticiens non professionnels de santé.

« Fake médecines »

Cette publication est le résultat d'un lobbying efficace de la part d'une profession en manque de cadre juridique. Comment cependant comprendre un tel arrêté à l'heure où l'on dénonce les dérives des « fake médecines » ? Deux hypothèses peuvent être avancées. La première pourrait prendre la forme d'une splendide boulette de la part du ministère de la Santé. Les cabinets ministériels étant restreints, les collaborateurs d'Agnès Buzyn sont en surrégime permanent. Dans ce contexte, les services administratifs, possiblement influencés par des lobbyistes chevronnés, peuvent avoir pondu un texte qui serait passé entre les mailles du filet et sous les radars du cabinet de la ministre. La seconde hypothèse, économique cette fois, serait de voir peu à peu la mariée se faire déshabiller au profit de professionnels dont les soins ne sont pas pris en charge par l'Assurance maladie. L'argent toujours et encore.

Devons-nous sacrifier la sécurité des malades pour des raisons purement économiques ? Le conseil national de l'Ordre des masseurs-kinésithérapeutes a-t-il été consulté avant la rédaction d'un tel texte ? La réponse est non. L'État poursuit sa stratégie de privatisation rampante de la santé sans le dire, en donnant peu à peu le pouvoir aux organismes complémentaires, le tout dans le mépris le plus total de la sécurité des patients. Les kinésithérapeutes ne comptent pas en rester là et ne manqueront pas d'exercer tous les recours qui sont à leur disposition pour faire abroger ce texte.

Stéphane Demorand est masseur-kinésithérapeute, praticien libéral.

http://www.lepoint.fr/sante/kine/demorand-coup-de-poignard-dans-le-dos-des-kinesitherapeutes-21-05-2018-2220022_2467.php


Après les médecins, les ophtalmo, les radiologues, les infirmières c'est au tour des kiné, au suivant, au suivant !

Re: Coup de poignard dans le dos des kinésithérapeutes

Posté : mer. 23 mai 2018 16:47
par Bureau RDF .
Stricte application de l'article 51 de la loi 2009-879 dites loi HTPS .

Re: Coup de poignard dans le dos des kinésithérapeutes

Posté : dim. 10 juin 2018 07:42
par Buterfly
Bureau RDF . a écrit :Stricte application de l'article 51 de la loi 2009-879 dites loi HTPS .


C'est exact ,voir les articles L. 4011-1 L. 4011-2 L. 4011-3 CSP . :bye2: