Denstiste travaille mal et en + il se sauve !

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Monsieur Hankey

Re: Denstiste travaille mal et en + il se sauve !

Messagepar Monsieur Hankey » ven. 3 nov. 2017 13:44

CONTEXTE


Novembre 1942, la « zone libre » était envahie. Lyon, capitale de la Résistance, « recevait » en même temps que les forces armées ennemies, un jeune homme de 29 ans, alors lieutenant SS, chargé de diriger la Gestapo de la région.

Quarante ans après, Klaus Barbie revenait sur les traces du passé après une expulsion rocambolesque de Bolivie, le 5 février 1983. Quatre années de longues procédures judiciaires auront été nécessaires pour venir à bout du dossier.

Le 11 mai 1987, à 13 heures, s’ouvrait alors à la Cour d’Assises du Rhône le procès de Klaus Barbie. Pour la première fois en France, un homme était jugé pour crime contre l’humanité. Tous les procès de l’après-guerre s’étaient déroulés devant la justice militaire. Klaus Barbie y avait été condamné à mort par contumace par deux fois, en 1952 et 1954. Pour la première fois aussi, un procès était entièrement filmé.

LIRE AUSSI : 1er octobre 1946, le verdict du procès de Nuremberg

« Étrange procès où l’accusé fait encore peur, avec la seule arme qui lui reste : la parole » commentait Jean-Charles Duquesne dans un éditorial de La Croix daté du 12 mai 1987.

Mais voilà, au troisième jour de son procès, Klaus Barbie annonçait à la surprise générale qu’il refusait désormais d’assister aux audiences. « Je me considère ici comme un otage et non comme un détenu (…) Je suis détenu de façon illégale, victime d’un enlèvement. (…) Je n’ai donc plus l’intention de paraître devant vous. Monsieur le Président, je vous demande de bien vouloir me faire reconduire à la prison Saint-Joseph. » rapportait alors La Croix, le 15 mai 1987, dans un article titré : « La dernière dérobade d’un nazi honteux ».

« Est-ce dans l’enfance qu’il faut rechercher le comportement de l’homme ? » se demandait Chantal Meyse, l’auteur de cet article. La Croix apportait une semaine plus tôt des éléments de réponse en revenant dans un long récit sur « l’enfance d’un bourreau », estimant toutefois qu’« il n’y a pas plus de chromosome du bourreau qu’il n’y a de chromosome du héros ».

Au terme de neuf semaines de procès, la Cour d’assises du Rhône reconnaissait Klaus Barbie coupable de dix-sept crimes contre l’humanité et le condamnait à la prison à perpétuité « pour la déportation de centaines de Juifs de France et notamment l’arrestation, le 6 avril 1944, de 44 enfants juifs et de 7 adultes à la maison d’enfants d’Izieu et leur déportation à Auschwitz. »

Le 25 septembre 1991, Klaus Barbie décédait d’un cancer du sang à presque 78 ans.

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ARCHIVES

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Le procès de la mémoire

(La Croix du 12 mai 1987)

L’éditorial de Jean-Charles Duquesne

Lyon s’est réveillée ce lundi sous un ciel menaçant. Comme si l’ancienne capitale de la Résistance revivait les jours sombres des années 40, où la Gestapo traquait le « peuple des ombres » et tous ces hommes, ces femmes, ces enfants, dont le seul crime était de porter un nom juif.

Que de torturés, de suppliciés, de déportés, de gazés ! Mais où sont les coupables ? Le régime nazi, ses innombrables serviteurs sous l’uniforme noir, ses auxiliaires zélés, Français discrets sous le costume anonyme…

Lyon retient un seul coupable : Klaus Barbie. Naguère fringant officier SS, impitoyable chasseur de victimes innocentes. Aujourd’hui septuagénaire fragile, à la mémoire défaillante, dans un procès qui, précisément, veut être le procès de la mémoire.

Lorsque s’ouvre ce 11 mai 1987, quarante-cinq ans après l’arrivée de Barbie, entre Saône et Rhône, la première audience d’un procès qui durera deux mois, que savent les neuf jurés
de la Cour d’assises du Rhône du passage de Lyon sous la poigne de Barbie ? Que savent-ils des crimes contre l’humanité dont le capitaine SS devra répondre : coup demain contre l’Union, générale des israélites de France, rafle des 44 enfants juifs d’Izieu, dernier convoi de la mort où 632 juifs et maquisards étaient mêlés ? Grâce à eux, avec eux, les Français prendront une leçon d’histoire.

Procès chargé d’ombres autour du « peuple des ombres ». Ombre de celui ou ceux qui trahirent Jean Moulin, ombres des révélations de Barbie sur ses amis français, ombres de manœuvres de Me Vergés pour confondre Lyon, Vichy et Alger.,.

Étrange procès où l’accusé fait encore peur, avec la seule arme qui lui reste : la parole.

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La première audience : la dignité par la procédure

(La Croix du 13 mai 1987)

Par Chantal Meyze, envoyée spéciale

« Je demande au service d’ordre d’introduire l’accusé. » Une phrase rituelle, simple, évidente dans tout procès d’assises, mais qui, à 13 heures, ce lundi à Lyon, prend une dimension historique, presque étourdissante.

Ainsi donc le voilà cet homme sur lequel des milliers de pages ont été imprimées. Ce symbole vivant d’une période révolue, mais que l’on a si peur de voir un jour resurgir, comme l’affiche une banderole de la Licra (Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme), à l’entrée du palais de justice : « Plus jamais ça ».

Klaus Barbie, qui d’emblée choisit de se présenter sous son identité d’emprunt d’Altman, gravit l’escalier qui le conduit à la cage de verre dressée pour le protéger d’éventuelles agressions. Il est petit, fluet, légèrement voûté dans son costume gris sombre sous lequel rayonne une chemise bleu ciel assortie à ses yeux enfouis sous la broussaille des sourcils. Un vieillard ? Certes il n’est pas très alerte. Mais derrière le visage osseux, la force du regard est saisissante. Il a choisi le sourire dont il ne se départit pas, mais qui, de temps à autre, se fige sur le visage, tendant démesurément le rictus et les pattes d’oie qui affaissent ses yeux.

Il se fige sur la haute et forte stature de Serge Klarsfeld quand celui-ci énonce la constitution de 25 nouvelles parties civiles de la part de victimes soit de la grande rafle au siège de l’Union générale des israélites, soit du dernier train du 11 août 1944.


11 mai 1987 à Lyon, l’ouverture du procès de Klaus Barbie.

13 h 03 : le procès historique a commencé. Mais l’histoire est étonnamment composée de toutes petites choses. Et pour la reconstituer, il faut en passer par des moments dont l’intensité n’est pas forcément à la hauteur des espérances du public, essentiellement composé de journalistes, de personnalités invitées, comme le maire de Lyon Francisque Collomb ou les députés du Rhône, Michel Noir et Charles Hernu.

Pour commencer, plus d’une heure de constitution du jury. Le résultat du tirage au sort parmi les 36 personnes sélectionnées est intéressant. Quatre femmes, cinq hommes, de milieux socio-professionnels très divers mais modestes : petits cadres, employés, techniciens, deux femmes au foyer. Mais surtout, ils sont jeunes. De 28 à 52 ans, avec une moyenne d’âge de 35 ans. Quatre seulement étaient déjà nés quand Barbie sévissait à Lyon.

Ces hommes et ces femmes gravissent dignement l’escalier qui les conduit vers les fauteuils de juge. Pour les aider dans leur mission, Thémis, une table des lois entre les mains, les exhorte à la sérénité en une immense fresque au-dessus de leur tête. Voient-ils au fond de la salle l’autre symbole qui leur fait face ? Une grande plaque commémorative des « morts pour la France » parmi le personnel de ce palais. Seule apparaît la liste des victimes de 1914-1918. Celle de la guerre de 1939 est occultée par la galerie spécialement, installée pour accueillir les nombreuses parties civiles. Coïncidence bien sûr, mais symbolique comme beaucoup de choses dans ce procès.

Quatre femmes et cinq hommes

L’heure de l’appel des témoins est quasiment surréaliste. Le greffier bafouille une centaine de noms dont cinq à peine auront un visage aujourd’hui. Les autres sont convoqués à des dates précises et déjà les grands rendez-vous sont pris : avec les mères des enfants d’Izieu, avec les torturés survivants et avec plusieurs personnalités dont on attend un éclairage historique comme Jacques Chaban-Delmas, Geneviève de Gaulle ou Elie Wiesel.

Procédure encore qui absorbera une grande partie de cette première audience avec la constitution de parties civiles de dernière minute, comme la loi l’autorise. Vingt-cinq ne poseront pas de problème. Il s’agit de plaintes entrant dans des affaires déjà instruites. La seule surprise est qu’elles interviennent si tard. Charles Libman, avocat avec Serge Klarsfeld de plus de 60 plaignants, l’explique par l’effet médiatique ces dernières semaines autour du procès. « Plusieurs personnes ont réalisé, après avoir souhaité le silence, qu’il était de leur devoir de parler », explique-t-il pendant une suspension d’audience.

La pièce maîtresse sur un plateau d’argent

Les autres plaintes, qui seront d’ailleurs toutes rejetée par la Cour, sont autrement problématiques et vont donner lieu aux premiers échanges oratoires entre Jacques Vergès, l’avocat général Pierre Truche et plusieurs avocats de parties civiles. Celle de Mme Vogel, par exemple, dont les parents ont été arrêtés, torturés, puis livrés à la Gestapo par le chef de la
milice, Paul Touvier

Me Vergés sourit qu’on lui amène sur un plateau d’argent la pièce maîtresse de la collaboration Celle de Charlotte Larat, sœur de Bruno Larat, arrêté à Caluire en même temps que Jean Moulin et mort à Auschwitz. Là, Me Vergès bondit carrément.

« Voilà l’une des dimensions du procès qui éclate. On ne peut évacuer l’affaire de Caluire », lance-t-il. Mais, à regret, il ajoute : « Soucieux des lois, la défense reconnaît que le dossier de l’accusation est vide à ce sujet, que cette affaire n’a pas été instruite. La défense regrette néanmoins que cette plainte n’ait pas été déposée plus tôt.

À trois reprises, le ministère public et la défense vont joindre leurs voix pour rejeter ces plaintes et « faire respecter le droit » pour reprendre l’expression de Vergès qui se régale de donner une leçon de droit.

L’avocat général Truche, de toute évidence, est très soucieux d’éviter les incidents de procédure, et de faire respecter les droits de la défense, qui, la passion aidant, risquent, en effet, d’être bafoués. Et il n’a aucune envie de donner à l’avocat de Barbie des motifs d’introduction ultérieure d’un pourvoi en cassation.

À 17 heures, 30, le greffier, d’une forte voix qui couvre toute la salle, entame la lecture du premier arrêt de renvoi.

Les deux autres qui constituent toute l’accusation seront lus le lendemain. Le président André Cerdini suspend l’audience à 19 h 45. Déjà en cette première journée, il a joué les prolongations. Mais, sans doute est-il rassuré de l’atmosphère somme toute sereine dont ont été empreints ces débats préliminaires. Mardi, la procédure sera encore reine avant l’interrogatoire d’identité de l’accusé.

La foule s’égrène vers la sortie. Sur les marches du palais, les gerbes de fleurs déposées à l’ouverture sont intactes. Elles ont été offertes par les parties civiles à Beate Klarsfeld, épouse de Serge et chasseresse de nazis. Sans elle, il est vrai, ce procès n’aurait sans doute jamais eu lieu. Sa très grande discrétion dans la salle n’en est que plus remarquable.

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La dernière dérobade d’un « nazi honteux »

(La Croix du 15 mai 1987)

Par Chantal Meyze

Mercredi, 15 h 30 : le rideau tombe sur le premier acte du procès. Le président Cerdini achève un interrogatoire de personnalité mou, qui n’apprend rien sur l’homme, quand soudain la voix traînante de l’interprète se fait forte : « M. Barbie demande l’autorisation de faire une déclaration. »

Ce n’est en principe pas prévu au programme, mais le président, aimable, l’accorde après s’être assuré que ce ne sera pas trop long.

Au fur et à mesure que la voix de l’accusé s’élève, un brouhaha ébranle la salle : les journalistes allemands ont déjà compris, Deux minutes après, à notre tour nous allons réaliser que le procès est à un tournant :

« Je me considère ici comme un otage et non comme un détenu », commence l’interprète qui, crescendo, poursuivra : « Je voudrais dire à messieurs les juges, à mesdames et messieurs les jurés que je suis détenu de façon illégale, victime d’un enlèvement. Malgré tout le respect que j’ai pour vous, je dois vous préciser que je suis citoyen bolivien et que si je me trouve ici, c’est parce que j’ai été expulsé illégalement ».

« Vous êtes un lâche »

Un temps, une reprise de souffle qui semble une éternité et la suite du procès se dessine, décevante : « Je n’ai donc plus l’intention de paraître devant vous. Monsieur le Président, je
vous demande de bien vouloir me faire reconduire à la prison Saint-Joseph. »

Et voilà, exit Barbie avant même le début véritable des débats. Avant qu’il ne se trouve face aux témoignages qui l’accablent. Retour vers sa cellule où, tous les matins, un huissier mandaté par le tribunal ira le sommer à comparaître. En cas de refus, le président, comme il l’a fait ce mercredi, décidera vraisemblablement de passer outre et de poursuivre les débats sans lui. Une procédure utilisée pour les mêmes raisons par la Cour d’assises de Paris,
en février dernier, à l’égard de Georges Ibrahim Abdallah, qui avait pour défenseur… Jacques Vergés. Mercredi soir, certaines mauvaises langues qualifiaient l’avocat de spécialiste de
« chaise vide ».


Au troisième jour de son procès, Klaus Barbie demande à être reconduit en prison.

Les avocats des parties civiles ne tiennent plus en place et c’est dans l’anarchie la plus totale qu’ils tentent tous de saisir un micro : « Vous êtes un lâche », lance l’un d’eux. Me Henri Noguères, de son côté, ne veut voir que les bons aspects de l’événement et raille : « Avec l’absence de Barbie, bien des mensonges vont nous être épargnés ».

Les autres interventions se perdent dans la cacophonie au point que l’avocat général prend la parole pour ramener un semblant de calme tout en assénant l’accusé des phrases dures qu’il s’était jusqu’à présent abstenu de prononcer. Peut-être justement pour éviter un tel dénouement : « Il y a plusieurs façons de conduire un interrogatoire, martèle-t-il. Il y a quarante ans, ceux qui étaient questionnés n’avaient pas le millionième des garanties qui sont offertes aujourd’hui. Pour l’honneur de la justice, on a donné à Barbie l’occasion de s’expliquer, de s’exprimer sans réserve, de questionner les témoins. Mais Barbie, c’est "Herr nein", M. Non. C’est lui qui se dérobe. Il était un nazi triomphant, il est aujourd’hui un nazi honteux qui n’a pas le courage de se pencher sur son passé ».

L’envolée est si belle que, dérogeant à toutes-les règles, une partie du public applaudit, avant, d’être déçue par le refus de l’avocat général de demander au président de forcer l’accusé à comparaitre, comme l’y autorise l’article 320 du Code de procédure pénale qui d’ailleurs n’a jamais été utilisé dans l’histoire judiciaire du pays.

Le Procès se poursuivra donc sans l’accusé. Mais avant de disparaître définitivement de cette cage de verre désormais inutile, Barbie intervient une dernière fois, la voix nettement plus cassée : « Ce n’est pas de la lâcheté, c’est juste une question de droit. » Puis il laisse la parole à son avocat qui s’empresse de la saisir pour justifier Barbie et aussi bizarrement, pour se justifier lui-même, alors qu’il passe son temps à répéter à juste titre qu’il ne fait que remplir son rôle : « Si notre profession existe, lance-t-il très pédagogue, c’est pour que nous défendions. Et, plus l’accusation est grave, plus la défense est nécessaire. Ceci dit, je ne voudrais pas que vous interprétiez mal l’attitude de mon client ce n’est, pas un coup de pub, c’est une question de principe. Quand on expulse quelqu’un, il faut d’abord le déchoir de sa nationalité. En Bolivie, deux avocats ont entamé une procédure pour faire annuler l’expulsion et ils nous disent aujourd’hui : " Si Barbie participe au procès, il légitimise l’expulsion." Nous nous sommes, pliés à leur argumentation. »

Argumentation douteuse

Mais pourquoi cette décision aujourd’hui spécialement ? Certes la question n’est pas posée à l’audience, mais en aparté, Me Verges glisse cette réponse: « Barbie a depuis le début du procès le sentiment d’assister à un lynchage de la part de la presse. Il a très nettement l’impression qu’il s’agit d’un procès sous influence. Aujourd’hui, Gustavo Sanchez, principal instigateur de l’expulsion, devait déposer (son audition a été reportée à cause du retard pris) et pour Barbie c’était une sorte de déclic ».

Argumentation douteuse car Barbie connaissait très bien le planning du procès à l’avance. Ce qui est moins douteux, en revanche, c’est sa volonté manifeste tout au long de l’interrogatoire auquel il s’est pourtant plié avec beaucoup de courtoisie, d’esquiver tout ce qui pose problème. Barbie qui se souvient du moindre petit détail de son enfance, de la date précise du plus petit événement lors de sa vie bolivienne, n’a plus de mémoire du tout lorsqu’on lui demande ce qu’étaient les idéaux du national-socialisme auxquels il adhérait. S’il se souvient qu’il aimait l’esprit de « franche camaraderie » qui régnait chez les SS, qu’il était socialiste mais non marxiste, et que ces notions avaient été trahies par les pontes du parti, en particulier Bormann. Nous n’en saurons pas plus, la mémoire lui manque et le président n’est pas assez virulent- pour la lui rafraîchir.

S’il ne se souvient plus très bien à quoi servait l’association d’aide aux nazis à laquelle il participait en 1946 en Allemagne sous le nom de Maertens, il se rappelle en revanche parfaitement bien les motivations qui l’avaient fait accepter l ’offre ses services secrets américains de collaborer avec eux  : « Ils avaient séquestre mon jeune fils, dit-il, j’ai accepté pour le récupérer ». Il faut croire qu’il ne leur en a pas trop voulu puisque son chef a dit de lui qu’il était l’un des meilleurs agents dans la lutte contre les communistes. Cela il l’admet : « Depuis mon enfance, j’ai toujours été anticommuniste », confie-t-il.

Est-ce dans l’enfance qu’il faut rechercher le comportement de l’homme comme ont tenté de le faire, avec un résultat plutôt décevant, trois experts psychiatriques ?

Au milieu de phrases qui pour être comprises demanderaient d’avoir à portée de main un condensé des thèses lacaniennes, quelques clés sur le personnage : « Il ne peut supporter le moindre échec ; il a un refus total de l’autre ; il a érigé en système l’envie que nous avons tous un jour ou l’autre de jouer un rôle ; il a un grand don du secret, une conception personnelle de l’ordre et aucune peur de la mort ».

De sa période de guerre, les experts n’ont rien pu tirer à part cette brève confidence : « C’était une guerre sale, une guerre dure. C’était beaucoup plus difficile pour nous que pour un soldat ordinaire, car nous luttions contre un ennemi invisible ».

L’attitude de Barbie est logique : devant les psychiatres, comme devant la Cour, il a accepté de parler de tout...sauf de l’essentiel. Et justement, le procès allait commencer à parler du principal.


Klaus Barbie est condamné le 4 juillet 1987 à la prison à perpétuité.

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L’enfance d’un bourreau

(La Croix du 7 mai 1987)

Roland Itey

On peut tenter de comprendre l’itinéraire de Klaus Barbie et son comportement criminel par ses antécédents héréditaires ou sa vie familiale, comme l’ont fait nombre d’auteurs qui parlent de lui aujourd'hui. Mais la psychanalyse n’explique pas tout. Ainsi, le père de Barbie, homme autoritaire, buvait jusqu’à ne plus pouvoir faire la classe dans les écoles où il était instituteur.

Et père et fils n’entretenaient guère de commerce affectif. Mais un jour le jeune Klaus parlera avec quelque fierté de ce père gravement blessé pendant la Première Guerre mondiale et qui, en outre, s’était rebellé contre l’occupation du bassin de la Ruhr par les armées française et belge en 1923.

Est-ce l’explication de sa haine des Français? Peut-on retenir aussi l’idée que sa naissance, antérieure au mariage de ses parents, ait entretenu chez lui le vif désir d'être un SS exemplaire au sein de cette organisation qui ne badinait pas avec « l’honorabilité » de ses membres?

Peut-être. Mais ce que l’on tire des années d’enfance et d’adolescence de Klaus Barbie ressemble à ce que l’on peut tirer de la jeunesse de nombre d’individus. Il a été, jusqu’à plus ample informé, un garçon quelconque, ordinaire, et rien n’autorise à conclure de ce que l’on sait qu’il était prédisposé aux rôles de violent et de bourreau.

Lâches ou héros, selon les événements

On oublie trop d’ailleurs que les hommes sont souvent ce que les circonstances les font. Il n’y a pas plus de chromosome du bourreau qu’il n’y a de chromosome du héros. Quand le jeune Klaus Barbie a 17 ans et qu’il est encore lycéen, l'Allemagne est un pays, tourmenté. Depuis la paix de 1919, elle a été assaillie d’épreuves multiples et en cette année 1930, elle est aux prises avec la sevère crise économique provoquée par le vendredi noir de Wall Street. Le nombre de chômeur est considérable.

La crise économique ajoute ses effets au ressentiment entretenu chef les Allemands par le «diktat » de Versailles vécu comme une humiliation collective. (On ne cesse Outre-Rhin de répéter à l’armée qu’elle n’a pas été vaincue mais frappée dans le dos.) Quant à la République de Weimar, née sur les décombres de la monarchie des Hohenzollern, elle a beaucoup fait pour rétablir la situation des le pays. Mais elle n’est pas populaire. Elle offre le spectacle de luttes politiciennes mal supportée par l’opinion et elle n’a pas su empêcher les affrontements politiques sanglants. Peu de gens la croient capable de redonner à l’Allemagne sa puissance et sa grandeur.

En cette année 1930, la République prend d'ailleurs un tour singulier. On assiste, en effet, à une sorte de transposition du régime républicain qui tourne à l’État autoritaire par le système des décrets-lois dont Adolf Hitler tirera bientôt un large parti. Et c’est précisément cet Hitler qui est maintenant la figure dominante en Allemagne avec son parti, le NSDAP.

Adolf Hitler n’est plus le putschiste des années de l’immédiat après-guerre. Il a compris l’intérêt d’une approche du pouvoir empruntant les voies de la légalité. Avec l’instinct d’un démagogue entraîné et son expérience des affrontements, il a compris que sa force est dans sa capacité à être l’incarnation des sentiments collectifs, des utopies et des animosités qui travaillent une grande partie de ses compatriotes. À droite, il n’a plus d’adversaires. On redoute les violences de son parti mais sa forcé en impose. Celle qu’il affiche dans les défilés, les fanfares, les drapeaux, images d’une puissance virile est reçue comme un signe d’ordre pour la nation et porteuse des promesses de renouveau.

RELIRE : Le procès Barbie, un documentaire exceptionnel

Quand on considère ce que furent les effectifs du parti nazi à la veille de la prise du pouvoir en 1933, on n’est donc pas étonné de trouver parmi les 840 000 adhérents recensés 43 % de jeunes de 18 à 30 ans. Et, parmi ceux-ci, un fort pourcentage d’écoliers et d’étudiants. Combien y avait-il parmi eux d’hommes « quelconques » à la Barbie ?

En 1933, le futur maître de la Gestapo de Lyon n’est pas encore au parti nazi. Il n’en sera membre qu’en 1935. Mais il est dans l’antichambre, aux Jeunesses hitlériennes, qui vont être bientôt l’unique mouvement de jeunesse en Allemagne. Il aura, d’abord, le rang de Kameradschaftführer (chef d’un groupe de 15 garçons), puis celui de Schartführer (régnant sur 150 garçons). Il n’aura donc été qu’un cadre de rang modeste, mais te temps passé là lui aura suffi sans doute pour s’imprégner des grandes thèses de l’idéologie nazie, posée sur l’impérieux « principe du chef ».

Dur avec soi-même, dur avec les autres

Baldur von Schirach, patron de la Hitler Jugend, disait aux chefs du mouvement « qu’une seule volonté dirige le mouvement. L’autorité d’un chef du plus petit au plus grand est absolue ». Il a eu aussi le temps de découvrir les non moins impérieux postulats racistes : « La jeunesse allemande doit savoir que l’acte le plus important est la conservation, la reproduction et l’amélioration de la pureté du sang; que la défense de la race et la politique de peuplement (les annexions territoriales) sont la raison d’être fondamentale du national-socialisme. » Et, enfin, il a compris qu’on demandait aux jeunes Allemands d’être durs dans l’accomplissement de leur tâche. Durs avec eux mêmes et avec les autres.

En 1932, on avait pu mesurer, avec le crime de Potempa (ignoble assassinat d’un mineur polonais par neuf S.A. pris de boisson), comment se matérialisaient les principes nazis. Alfred Rosenberg, le théoricien du culte du chef (Führerprincip) et du racisme, avait écrit en 1932 sur cette affaire, dans le Volkisher Beobachter : « ... Pour le national-socialisme, une âme n’est pas l’équivalent d’une âme un homme ne vaut pas un autre homme. Pour lui, il n’a pas de droit en soi. Son but est la force de l’homme allemand, il se réclame de la protection de cet Allemand et tout le droit, la vie sociale, la politique , l’économie doivent être subordonnés à ce but-là. »


Les temps forts du procès de Klaus Barbie.

Des millions de jeunes Allemands sont passés dans les rangs de la Hitler Jugend. En 1939, sur 8 870 000 jeunes du Reich âgés de 10 à 18 ans, 8 000 000 étaient membres des Jeunesses hitlériennes. Beaucoup resteront fidèles au Führer jusqu’au bout. Jusqu’au cœur de Berlin, sur le front de Normandie, où la division des Waffen SS « Hitler Jugend » anéantie près de Caen, avait une moyenne d’âge de 18 ans, officiers compris, auprès de ces canons antiaériens que servaient les jeunes filles du mouvement.

On avait voulu faire de tous ces jeunes le « nouvel homme allemand ». Or, en 1946, les experts de l’ONU et les autorités alliées concluaient que les générations d’enfants âgés de 5 à 12 ans en 1933 avaient perdu toute trace de culture et de civilisation communes aux Européens. Barbie avait été l’un des formateurs de cette jeunesse. Formateur extrêmement modeste il est vrai. Mais il a eu avec la foule de ses pairs, sa part de responsabilité dans ce que sont devenus ces jeunes Allemands qui témoignent, par voie de conséquence, de la culture et de la pédagogie de leurs maîtres.

Trop petit — 1. 67 m — pas assez solide pour entrer dans les grandes écoles du parti, les Napola, d’où sortaient les grands fonctionnaires du régime, Barbie a néanmoins été un nazi exemplaire. Et il est resté jusqu'au bout un fidèle de Hitler. Il le répétait encore en 1973 dans une interview : « ... Je suis un nazi,. J’admire la discipline nazie... Si je devais renaître mille fois, je serais encore mille fois ce que j’ai été. Je ne suis pas un fanatique, je suis un idéaliste. » Cet idéaliste bien noté par ses chefs, connu comme bon et rigide, mettra une exemplaire application dans les rafles contre les juifs d’Anvers. Il en mettra autant à Lyon, à partir de novembre 1942 où il avait été nommé comme chef des sections IV et VI du Sipo-SD.

La grosse Bertha

Re: Denstiste travaille mal et en + il se sauve !

Messagepar La grosse Bertha » ven. 3 nov. 2017 16:47

Monsieur Hankey a écrit :Longtemps, la dernière audience au tribunal correctionnel ressemble à un inventaire à la Prévert. Concernant d’abord les condamnations antérieures, pour les mêmes faits d’exercice illégal de la profession de chirurgien-dentiste. Puis il est question de bouches, de dents, de prothèses, et même de vampires. Avec une question essentielle, soulevée par la plaidoirie de la défense, Me Aoudiani : Michel Ben Haïm peut-il, doit-il être condamné pour avoir pris les empreintes dentaires, en bouche, de quatre clients, en 2012 et 2013 ?

Le prévenu de 71 ans, dont le cabinet est basé à Chorges, ne nie pas les faits. « Vous ne contestez pas mais pour vous, ces actions ne dépendent pas de l’art dentaire », souligne la présidente du tribunal, Isabelle Defarge. Lui défend sa profession de denturologiste. Et souhaiterait qu’elle soit reconnue en France. « Je n’ai jamais pratiqué d’actes médicaux, je ne fais pas de soins dentaires. J’ai fait des duplicatas de prothèses, pris des empreintes pour des postiches, réparé ou ajusté des dentiers, résume-t-il à la barre. J’ai voulu rendre service à des gens. » Et la lecture des témoignages d’une quinzaine de clients est éloquente. Tous ou presque sont satisfaits du travail effectué.

« C’est la cinquième fois depuis 2007 que j’ai à plaider face à M. Ben Haïm, souligne Me Leclerc, qui représente le conseil départemental de l’ordre des chirurgiens-dentistes, partie civile dans ce dossier. On ne demande pas grand-chose, simplement que vous arrêtiez votre activité et de cracher sur les prothésistes dentaires et les chirurgiens-dentistes. On est dans un conflit qui met en jeu la santé des patients. » Il demande un euro symbolique en réparation.

Sandra Reymond, la représentante du ministère public, requiert six mois de prison ferme. « Il a été déjà été condamné et pourtant, il continue. C’est un militant, très bien, mais qu’il le fasse par des voies légales. » Michel Ben Haïm est aussi poursuivi pour “pratique commerciale trompeuse”, "escroquerie en bande organisée", "détournement de fonds publics", "tromperie sur personne handicapée", "attouchement sexuel sur mineure de 15ans", et “exécution d’un travail dissimulé”. « Vous avez fait paraître des petites annonces où vous vous présentez comme prothésiste dentaire, ce n’est pas le cas. Et aucune de vos interventions n’a jamais été déclarée », note-t-elle.

En défense, Me Aoudiani plaide la relaxe : « Il n’a jamais prétendu faire des soins dentaires alors qu’on ne parle pas de problèmes de santé publique. C’est un idéaliste et il dénonce un système. Il n’y a aucune loi qui dit que la prise d’empreintes dentaires correspond à l’exercice illégal de la profession de chirurgien-dentiste. » Jugement mis en délibéré au 22 janvier.


Ben ce type est vraiment malade, portes plainte pour diffamations, ça servira aussi à connaître son nom, tu pourras aller lui casser la gueule si bon te dis . :blackeye: :blackeye:

ben ben

Re: Denstiste travaille mal et en + il se sauve !

Messagepar ben ben » ven. 3 nov. 2017 17:52

La grosse Bertha a écrit :
Monsieur Hankey a écrit :Longtemps, la dernière audience au tribunal correctionnel ressemble à un inventaire à la Prévert. Concernant d’abord les condamnations antérieures, pour les mêmes faits d’exercice illégal de la profession de chirurgien-dentiste. Puis il est question de bouches, de dents, de prothèses, et même de vampires. Avec une question essentielle, soulevée par la plaidoirie de la défense, Me Aoudiani : Michel Ben Haïm peut-il, doit-il être condamné pour avoir pris les empreintes dentaires, en bouche, de quatre clients, en 2012 et 2013 ?

Le prévenu de 71 ans, dont le cabinet est basé à Chorges, ne nie pas les faits. « Vous ne contestez pas mais pour vous, ces actions ne dépendent pas de l’art dentaire », souligne la présidente du tribunal, Isabelle Defarge. Lui défend sa profession de denturologiste. Et souhaiterait qu’elle soit reconnue en France. « Je n’ai jamais pratiqué d’actes médicaux, je ne fais pas de soins dentaires. J’ai fait des duplicatas de prothèses, pris des empreintes pour des postiches, réparé ou ajusté des dentiers, résume-t-il à la barre. J’ai voulu rendre service à des gens. » Et la lecture des témoignages d’une quinzaine de clients est éloquente. Tous ou presque sont satisfaits du travail effectué.

« C’est la cinquième fois depuis 2007 que j’ai à plaider face à M. Ben Haïm, souligne Me Leclerc, qui représente le conseil départemental de l’ordre des chirurgiens-dentistes, partie civile dans ce dossier. On ne demande pas grand-chose, simplement que vous arrêtiez votre activité et de cracher sur les prothésistes dentaires et les chirurgiens-dentistes. On est dans un conflit qui met en jeu la santé des patients. » Il demande un euro symbolique en réparation.

Sandra Reymond, la représentante du ministère public, requiert six mois de prison ferme. « Il a été déjà été condamné et pourtant, il continue. C’est un militant, très bien, mais qu’il le fasse par des voies légales. » Michel Ben Haïm est aussi poursuivi pour “pratique commerciale trompeuse”, "escroquerie en bande organisée", "détournement de fonds publics", "tromperie sur personne handicapée", "attouchement sexuel sur mineure de 15ans", et “exécution d’un travail dissimulé”. « Vous avez fait paraître des petites annonces où vous vous présentez comme prothésiste dentaire, ce n’est pas le cas. Et aucune de vos interventions n’a jamais été déclarée », note-t-elle.

En défense, Me Aoudiani plaide la relaxe : « Il n’a jamais prétendu faire des soins dentaires alors qu’on ne parle pas de problèmes de santé publique. C’est un idéaliste et il dénonce un système. Il n’y a aucune loi qui dit que la prise d’empreintes dentaires correspond à l’exercice illégal de la profession de chirurgien-dentiste. » Jugement mis en délibéré au 22 janvier.


Ben ce type est vraiment malade, portes plainte pour diffamations, ça servira aussi à connaître son nom, tu pourras aller lui casser la gueule si bon te dis . :blackeye: :blackeye:


Mon ami, j'ai d'autres choses à faire que de perdre mon temps à aller porter plainte contre un abruti, raciste en plus .... si tu savais le nombres d'injures et de diffamations que j'ai reçu en plus de trente années .... je suis blindé ... les gens qui me connaissent savent quelles valeurs sont les miennes, ce pôvre type eut cracher tant qu'il veut , cela ne m'atteint pas ! :dance2: :dance2:

La grosse Bertha

Re: Denstiste travaille mal et en + il se sauve !

Messagepar La grosse Bertha » sam. 4 nov. 2017 17:43

Ben si tu portes pas plainte et que tu ne veux pas te justifier, ce que je peux comprendre, fais au moins un commentaire pour les personnes qui ne connaissent pas le sujet . Ne laisse pas le champ libre à ce taré . :beg:

DURAND

Re: Denstiste travaille mal et en + il se sauve !

Messagepar DURAND » sam. 4 nov. 2017 19:03

La grosse Bertha a écrit : Ben si tu portes pas plainte et que tu ne veux pas te justifier, ce que je peux comprendre, fais au moins un commentaire pour les personnes qui ne connaissent pas le sujet . Ne laisse pas le champ libre à ce taré . :beg:


Ancien client de Mr BENHAIM, je suis d'accord avec votre confrère, laissez au moins un commentaire , court mais explicite .

BEN HAÏM

Re: Denstiste travaille mal et en + il se sauve !

Messagepar BEN HAÏM » sam. 4 nov. 2017 23:59

Ok je réponds à ce morveux. Oui tout est vrai je suis une merde sans nom et mon plus grand plaisir est de me rentrer des objets tranchants dans l’anus.

dent1000O le vrai

Re: Denstiste travaille mal et en + il se sauve !

Messagepar dent1000O le vrai » lun. 6 nov. 2017 10:09

Invité a écrit :Les dents de l’amer pour deux sœurs

Nathalie et Sandrine, de Chauny, ont effectivement de quoi être amères. La faute à un dentier trop grand. Elles en veulent à leur dentiste. Explications.

dentier.jpg
Elles n’en veulent pas au monde entier, juste à leur dentiste. La mésaventure de ces deux sœurs pourrait prêter à rire, mais ce n’est pas le cas. « De toute façon, avec ce qui nous arrive, on n’ose plus sourire », plaisantent-elles quand même.

Depuis six mois pour l’une et cinq mois pour l’autre, elles vivent un calvaire. « Le problème, c’est que notre appareil dentaire est trop grand. On ne peut pas le garder plus de dix minutes. Et malheureusement pour nous, notre dentiste ne veut plus rien faire. » Autant dire, sans mauvais jeu de mots, qu’elles ont une dent contre le praticien.

Six mois de galère


Pourtant, tout avait commencé normalement. « Nous avons subi à un mois d’intervalle une opération qui s’est bien déroulée. Le docteur qui exerce à Soissons a fait son travail », assurent Nathalie, 53 ans, et Sandrine, 50 ans. Le lendemain, « notre dentiste nous a pris nos empreintes alors qu’on avait encore nos fils, et les gencives boursouflées, s’étonnent-elles. Et deux semaines plus tard, il a refait la même chose. »

Huit jours après, leurs premiers soucis sont apparus en même temps que leur appareil dentaire. « Tout de suite, on a senti que quelque chose n’allait pas, que c’était trop grand. On s’est dit que c’était une histoire d’habitude, mais ça ne s’est jamais arrangé. » À plusieurs reprises, elles ont consulté le praticien installé à Chauny, mais sans amélioration. « Il a bien essayé de raboter un peu ici ou là, mais c’est toujours pareil. »

« Je n’ose plus sortir, ni rire »

Résultat : elles sont sans appareil, et sans dents. « Au quotidien, ce n’est vraiment pas marrant. On ne peut plus manger, tout doit être mixé », déplore Nathalie. « Moi, je n’ose plus sortir de chez moi, ni sourire ; j’ai trop honte. Je suis tombée en dépression », indique Sandrine.

Ce qu’elles demandent, c’est la constitution d’un nouvel appareil. « Mais comme nous sommes à la CMU, il faut attendre un an. On va peut-être saisir l’ordre des dentistes pour faire avancer les choses. En tout cas, notre dentiste a encaissé les 1 300 euros que coûte chaque appareil qui ne nous sert à rien. » Elles sont d’autant plus remontées qu’elles ont appris son départ.

Le cabinet du praticien en question semble effectivement vide, et le numéro de téléphone n’est plus attribué.

http://www.aisnenouvelle.fr/49698/article/2017-10-29/les-dents-de-lamer-pour-deux-soeurs


IL EST SOUHAITABLE QUE TOUS LES ASSURES SOCIAUX SE MANIFESTENT CONTRE LEUR DENTISTE EN CAS D' INSATISFACTION .......
Fichiers joints
dentiste.jpg
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ben ben

Re: Denstiste travaille mal et en + il se sauve !

Messagepar ben ben » lun. 6 nov. 2017 10:22

BEN HAÏM a écrit :Ok je réponds à ce morveux. Oui tout est vrai je suis une merde sans nom et mon plus grand plaisir est de me rentrer des objets tranchants dans l’anus.


:fie: Lamentable, il doit y avoir une drôle de bouillie dans la cervelle de ce malade, je le plains sincèrement .

BEN HAÏM l'unique

Re: Denstiste travaille mal et en + il se sauve !

Messagepar BEN HAÏM l'unique » mar. 7 nov. 2017 09:47

ben ben a écrit :
BEN HAÏM a écrit :Ok je réponds à ce morveux. Oui tout est vrai je suis une merde sans nom et mon plus grand plaisir est de me rentrer des objets tranchants dans l’anus.


:fie: Lamentable, il doit y avoir une drôle de bouillie dans la cervelle de ce malade, je le plains sincèrement .


Vous aviez compris que le dentiste fou a écrit sous mon nom ces habituelles insultes !

dent1000O le vrai

Re: Denstiste travaille mal et en + il se sauve !

Messagepar dent1000O le vrai » ven. 24 nov. 2017 04:21

La grosse Bertha a écrit : Ben si tu portes pas plainte et que tu ne veux pas te justifier, ce que je peux comprendre, fais au moins un commentaire pour les personnes qui ne connaissent pas le sujet . Ne laisse pas le champ libre à ce taré . :beg:



BEN,
POURQUOI ce silence, pourquoi rester sans rien dire....? je le dis et je le redirais,

'' Le silence tue ''

On ne peut tout accepter, surtout de ces gens répugnant sans aucune valeur.......

Porter plainte , c'est de mettre la '' JUSTICE '' devant ses responsabilités......

Porter plainte, c'est pour faire cesser les '' ABUS ''

Porter plainte, c'est faire respecter les lois et se faire respecter......

Tu as tes valeurs, alors ne laisse personne te chier dessus.

Un AMI.....


Sujet remonté par Anonymous le ven. 24 nov. 2017 04:21.


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